États d'âmes
Siouville Surf open
krokro / krokro / 08/08/2010
Siouville Surf open

Ou Cotentin Surf Club ! comme la chanson ! Quoi vous ne la connaissez pas ? : Cubicat !
 
Parce-qu’il n’y a pas que le sud ou les grosses villes et autres lieux très réputés. Parce-qu’en voyageant dans des lieux nouveaux on a toujours à gagner. C’est vrai où qu’on aille en France et beaucoup ailleurs il y a toujours à picoler.
Parce-que le Cotentin est un territoire particulier. C’est une presque île donc au bout il y a la mer (et seulement quelques îles comme l‘Angleterre mais c‘est assez loin pour y aller) donc on ne s’y rend pas par hasard comme on traverserait n’importe quel territoire au cours d’un voyage.  On va dans le Cotentin pour le Cotentin.
"Pour" se retrouver perdu dans ce cul de sac sans surpopulation étouffante avec ces beaux paysages de Basse Normandie que l‘on contemple en savourant sans penser à rien : le bocage, les  vaches normandes sous les pommiers c’est pas juste un cliché hérité du passé, on en voit encore presque partout, maisons granites, rochers colorés….
On va également là bas pour :
. Cherbourg et son énorme proportion de bars par rapport au nombre d’habitants,
. Retrouver le Rafine crew inventeurs de  fêtes, concerts, Jacky Jams, Jacky Freak Show… bien particuliers,
. Eclater de rire avec Pounar
. La mer et ses belles plages…
Et ce week-end là c’était pour le 11ème Siouville Surf open!

Voici un aperçu du programme :
Contest « familial » entre surfeurs du Cotentin et leurs proches.
Animations et initiations surf, wave-ski, pirogue, char à voile, kite surf, paddle board, stand-up paldde, beach-voley…                                              
Démos BMX dirt, kite surf, stand-up paddle.
Expositions photos, œuvres à partir de récupérations styles galets ou bouts de bois égarés dans la mer et sur le littoral… : Franchement bien.
Concerts by night…

Vendredi :
Les normands m’apprennent qu’un surfeur part de la Roche sur Yon pour les rejoindre et que je peux faire la route avec lui ainsi qu’un de ses amis surfer originaire de Siouville. Bon voyage avec 2 inconnus dont j’envie la passion. Le surf ça a l’air aussi bien que le BMX.
Arrivés là-bas pas de temps à perdre car cette année Roofman est employé et non bénévole comme les années précédentes donc il doit se lever tôt le lendemain pour assurer l’organisation. Il m’emmène dans la luxueuse voiture de fonction du Siouville surf open prêtée par Peugeot pour le weekend: une 5008 grand confort multi options



que j’ai à peine le temps d’apprécier puisque après environ 15 km il me remet à "MA VOITURE de fonction pour le week-end" : son C15 bleu récup EDF



: moins luxueux mais customisé flammes charlatan option lit. Tant pis pour  la grosse 5OO8. Et puis me prêter un c15 c’était pour pas me changer de ma voiture perso. Avec Roofman on ne fait pas les choses par hasard, quel professionnalisme ! Nous rejoignons la maison pour y passer la nuit. Ici se trouve pas mal de meubles & décorations insolites  (vive Emmaüs) comme la femme à trois seins (figure emblématique du jacky freak show) dans la salle à manger… Dans la chambre où je dors, sur le mur est accroché le  portrait de l’homme à 2 têtes.



Samedi :
Réveil avec le chant des mouettes, Roofman est déjà parti. Traçage vers le festival avec sa miss qui s’est transformée en pépette à frange et robe verte 60’s ou 70’s (?).
Arrivée sur le site vers midi : c’est bien calme mais il doit y avoir du surf et autres animations nautiques derrière les maisons. Pas le temps d’aller voir car il faut faire la réception de la bosse de dirt. Cette année plus de réception en bois qui se sépare en deux mais de la terre. Léger désavantage : même si la récep' est déjà formée elle est vraiment étroite, la démo s’annonce donc médiocre. En plus les rookies de Caen (à la fin des 90’s quand le BMX était encore sous développé ces tout jeunes étaient déjà des riders authentiques) disent qu’il y a trop de sable dans cette terre. Décidemment le BMX risque d’être assez limité pour cette année mais ce n'est pas grave, ici il n’y a pas d’ambition d’en mettre plein la vue, de faire un évènement parfait, pas de fric,…Et puis moi je suis venu pour l’endroit, l’évènement, les gens, les amis, l’ambiance et toutes les activités plus ou moins culturelles. Cependant les surfers organisateurs nous aident à trouver de la terre et nous voilà partis à enchaîner plusieurs chargements à l’aide de nos bras et d’un petit camion entre un stock de terre de la commune et cette bosse de terre pour grossir cette réception au dernier moment… Crevant !

petite bosse de dirt à l'arrache d'environ 2m de long

Pendant ce temps à La Source: George abidboll déguisé d’un short en toile à pince, de petites lunettes fines, d’un faux cul rond et d’un béret noir basque  au volant d’une Mégane blanche break s’amuse à sauter le dôme sur la route puis équipé d’une pelle usée et brillante rentre dans le bois et dit : « quelqu’un peut m’aider à transporter les vingt bouteilles d’eau que j’ai sous le bras, les trois packs de vingt-six que j’ai sous l’autre, le pulvérisateur accroché à mon épaule, la tassette de 5 kg glissée dans le passant de mon short et la caméra coincée entre ma joue et mon épaule ? Eh mais qui a roulé Lombric alors que 10 cm2 sur le flan d’une réception n’avait pas été arrosé. Il manque une agrafe au niveau de la 3ème bâche sur Donut, je m’occupe de ça et ensuite je vais trier le surplus de matière organique que Jean ai marre a mélangé dans  toutes les bosses de Tac ça fait jamais que 200 m3 à démolir pour en retirer les feuilles mortes à la pince à épiler ensuite il faudra juste tout remettre en forme comme c’était mais en tassant plus. »
Un peu plus loin Repié essaie sa nouvelle voiture télécommandée thermique qui arrache toute la surface sur les éjects, Rémi et Nounours jouent à celui qui casse le plus de  cannettes en verre…

Les délicieux petits galopins ! Si Maître Champs de bossier les prenaient sur le fait accompli ils se retrouveraient pendus par les pieds accrochés sous l’arche de Lombric en suppliant pardon Maitre champs de bossier. Pardon….

 
La démo de 16h commence ponctuellement à 18h et malgré une démo sans aucune prétention on voit des trucks drivers, 360 no-hands, très bons tail-whips de Maxime qui ayant laissé ses bières dans un seau d‘eau fraîche à côté de la réception se fourre la tête en plein dedans, le comble du rider punk : fou rire général, grosses hauteurs de Clément, no hands, bus drivers… Un jeune trentenaire convaincu qu’il est encore capable de faire du dirt profite d’une petite bosse avec réception en terre mole et se jette en no hands, 360s, supermans crapauds…. vanté par le speaker. Un type identique qui au départ avait peur de sauter cette modeste bosse se met à nous sortir des burly et il n’en faut pas plus pour faire hurler le public déjà bien chauffé, d’autres locaux se lâchent aussi en flip… Tout ça sous les yeux protecteurs et complices des frères Belhomme, du Bon Mayennais et de quelques autres anciens bmxers normands. Cette année la démo était à la hauteur (pas de sauts à la suite pendant 1O min avec très peu de figures) et le public l’a bien témoigné. Mais c’est aussi grâce à notre fameux speaker j’ai nommé le chanteur de Cubicat.

C’est l’heure de l’apéromix. Certains dirters vont se "laver" dans la mer. Le site du chapiteau commandé par l’assoziksiou va accueillir le public. C’est le moment où tout le monde se réunit pour se saouler honteusement. Non c’est aussi le moment de regrouper les acteurs et spectateurs du festival, discuter de la journée, de revoir des amis rencontrés ici l’année dernière, aux organisateurs de se relâcher pour enfin profiter, aux surfeurs de se rhabiller et de retrouver la terre… faire la fête quoi ! Aux abords du chapiteau vous pouviez tomber par hasard sur des types qui font de la musique de rue comme "L’hymne du pavé" : ambiance acordéon guitare sèche chiens bâtards, crête et rangers : donnez-leurs des bières ou des sous parce-qu’ils le méritent bien.

                                 châpiteaux fumants des concerts; au loin une colline, le bocage, la verdure...


Toujours le châpiteau abritant les concerts mais en arrière plan des vaches normandes transformées en dahu par les rayons radioactifs de la centrale d'à côté.


                                Une vague molle de Siouville; surfable selon Andy le surfer vendéen mais pas géniale.

                                            

Apéro mix. Petit jeu: Retrouvez dans la foule Jean-Michel Belhomme (figure incontestée du BMX en normandie depuis les années 80) et l'année prochaine il vous offrira le casque collector de Mike King légende BMX des années 1980. indice il ressemble à Omer Simpson en moins moche. 

Sans transition les concerts débutent. Je ne me rappelle pas vraiment du premier groupe: TV Glory. Ensuite place au gros Gérard Baste avec Dr Vince et A2h. Ambiance réussie.

La silhouette de Gérad Baste sous les projecteurs

Puis Dub Orchestra vient nous transporter inlassablement. C’est une musique idéale en dernière partie d’un concert lorsque vous vous êtes dépensé toute la journée et vous êtes déchaîné sur de la musique énervée car ça  vous accompagne quand vous êtes fatigués et avez besoin de vous calmer, vous transporte tout entier, vous envoûte, franchement du bon dub en fin de concert c'est toujours parfait pour planer...
Petit à petit les gens sortent du chapiteau pour aller se coucher ou faire l'after,se regrouper dans un coin tranquille, dans les voitures pour retrouver les bouteilles de survie, sur la plage …? Enfin beaucoup se couchent bien tard ayant profité d’une nuit bien agrémentée.

Dimanche :
Lors d’une promenade sur la plage en fin de matinée on croise G. Baste et sa bande : spectacle assez original. A savoir que l'artiste en question est un vrai chiant qui réclame toujours plus pour son confort aux organisateurs.

Plein de riding intéressant va se dérouler au niveau du surf dont j’ai encore tout râté alors raison de plus pour revenir l’année prochaine et enfin remédier à ca. Sur le site du « village » de la plage des Tamaris, des djays assurent l’ambiance installés tout près du stand de maisons à fabrication en paille et de tee-shirts imprimés de patois normands "c'est beau c'est bia". Pas mal de monde cuve. Début d’après-midi : c’est le moment de se dire au revoir, merci aux contributeurs de cette fête, les surfeurs du Cotentin surf club, Roofman et tous les autres.
VIVE LA MER
VIVE LA TERRE
ET VIVE LA BIERE.

Quelques ponts négatifs à signaler :
- Gregaldur n'a pas "joué" ou plutôt exprimé sa folie cette année, Cubicat non plus car pas le même groupe 2 années consécutives .
- Pounar est devenu introuvable.
- On était bien calé dans ce petit village de Siouiville. Tellement bien calé qu'il y avait d'un côté une centrale nucléaire;  de l'autre un stock de déchets nucléaires. On peut toujours rêver que l'an prochain la centrale aura stoppée la production d'énergie nucléaire car les déchets radioactifs on ne connait même pas l'ampleur de leur dangerosité et on sait qu'ils seront menaçants pendant encore des siècles.
Tant pis si on a presque plus de courant et s'il faut revenir en arrière et se restreindre.

A l'année prochaine.

Photos associées:

sylvain @ 09/08/2010 01:36 (#1435)
yé ! superbe article coco !!
c'est quoi un burly ?????
krokro @ 09/08/2010 11:18 (#1436)
burly: c'est un back flip, j'ai piqué cette expression aux Sangrios Steh Renaud & Sandy Colas.

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